Le marché immobilier français semble sortir progressivement de sa phase d’attentisme. Selon l’Observatoire PAP, les prix ont augmenté de 1,7 % sur un an à l’échelle nationale. Après une année 2025 marquée par des incertitudes, 2026 s’annonce comme une période de stabilisation. Cette reprise reste toutefois modérée et ne traduit pas encore un véritable rebond, mais plutôt un retour à l’équilibre entre l’offre et la demande.
Derrière cette moyenne nationale se cachent des réalités très différentes selon les territoires. Certaines grandes villes enregistrent une légère hausse des prix. C’est le cas de Lille (+2,3 %), Paris (+1,9 %) ou encore Nice (+1,7 %). D’autres métropoles comme Bordeaux et Toulouse affichent également des progressions modestes. À l’inverse, certaines villes poursuivent leur ajustement. Les prix reculent notamment à Nantes (-3,1 %) ou à Montpellier (-1,6 %). Cette diversité illustre un marché immobilier encore fragmenté, où les dynamiques locales jouent un rôle déterminant.
Dans la capitale, le prix moyen atteint désormais 9 720 €/m². À Paris, la hausse de 1,9 % marque un tournant après plusieurs années de baisse. Ce redressement s’explique notamment par la correction des prix observée récemment et par une amélioration des conditions d’emprunt. Cependant, cet équilibre reste fragile. Une hausse trop rapide pourrait exclure une partie des acheteurs, notamment les primo-accédants. Les experts estiment d’ailleurs que le seuil des 10 000 €/m² ne devrait pas être dépassé avant la fin de l’année 2026.
L’un des principaux moteurs de cette reprise est l’assouplissement des conditions de crédit. Après la forte hausse des taux en 2023 et 2024, la situation s’est stabilisée autour de 3,30 % sur 20 ans. Cette amélioration redonne du pouvoir d’achat immobilier aux ménages. De nombreux acheteurs, qui avaient suspendu leur projet, reviennent ainsi sur le marché. Le retour des primo-accédants est particulièrement significatif : il témoigne d’une reprise progressive de la confiance.