Le radon est un gaz radioactif naturel, incolore et inodore, présent dans les sols et les roches. Invisible et discret, il s’invite dans les habitations, où il peut s’accumuler. Selon les experts, il représente la deuxième cause de cancer du poumon en France, derrière le tabac, et près de 10 % des cas seraient liés au radon. L’exposition combinée au tabac multiplie par trois ce risque.
La région Grand Est est particulièrement concernée : 318 communes sont classées au niveau 3 par l’IRSN, signe d’un potentiel radon élevé. Pour mieux protéger la population, l’Agence Régionale de Santé (ARS) et les collectivités locales organisent chaque année des campagnes de mesure dans les habitations, comme celles intitulées “Du radon dans ma maison ?”. Ces campagnes permettent de distribuer des dosimètres aux habitants et de sensibiliser sur les gestes simples pour limiter l’exposition.
Même si le radon est invisible, des actions simples réduisent son accumulation : aérer régulièrement les pièces, vérifier les sous-sols et les caves, et veiller à une bonne ventilation. Ces gestes sont particulièrement importants en hiver, période où les habitations sont souvent fermées et chauffées.
En complément des mesures dans les logements, l’ARS intègre le risque radon dans les plans de qualité de l’air intérieur, les inspections d’établissements publics et les documents d’urbanisme. La prévention passe aussi par la lutte contre le tabac, car les fumeurs sont plus exposés au risque lié au radon.
Pour savoir si une commune présente un risque élevé, l’IRSN propose une cartographie détaillée et le service numérique RECOSANTE permet aux habitants de connaître le potentiel radon de leur logement. Grâce à ces outils, chacun peut mieux comprendre et agir pour protéger sa santé.