La suspension temporaire de MaPrimeRénov’ a récemment secoué le secteur de la rénovation énergétique. Cette mesure a été prise principalement pour lutter contre l’engorgement du système et contre la fraude. Le GPCEE (Groupement des Professionnels de la Construction et de la Rénovation Énergétique) dénonce cette décision et appelle à une refonte en profondeur du modèle actuel, notamment par la fin du monopole de l'ANAH sur la rénovation d’ampleur.
La suspension de MaPrimeRénov’ n’est pas une surprise totale sont pas une surprise totale. En effet, la réforme de janvier 2024 a tenté de concentrer les aides au secteur de la rénovation énergétique entre les mains de l'ANAH. Cela a non seulement créé un quasi-monopole pour cette agence, mais a également provoqué une forte hausse du coût des Certificats d'Économies d'Énergie (CEE), notamment du CEE précarité, qui a doublé en moins de deux ans. Ce système d’aide, au départ censé soutenir la rénovation énergétique, semble maintenant surchargé, avec des délais de traitement de plus en plus longs et une incapacité à répondre à l’ampleur de la demande.
Le GPCEE plaide pour une réouverture du champ concurrentiel dans la rénovation énergétique, en levant le monopole attribué à l’ANAH. Selon eux, les délégataires agréés par le ministère de la Transition Écologique possèdent les compétences nécessaires pour prendre en charge la rénovation d’ampleur. Ces entreprises, présentes sur le marché depuis près de 20 ans, ont l'expérience d’accompagner les maîtres d'œuvre, de préfinancer les aides, et de garantir la conformité des travaux dans le cadre du dispositif des CEE. En réintégrant ces acteurs dans le processus, le secteur pourrait bénéficier d’une gestion plus fluide et réactive des demandes de subventions. Alors, face à cette situation complexe, le GPCEE réclame une concertation élargie impliquant les professionnels, les associations et les administrations concernées.